Méditation biblique du 19 octobre – Journée Mondiale des Missions

29ème Dimanche du Temps Ordinaire – Année C

Ex 17,8-13; Ps 120; 2Tm 3,14-4,2; Lc 18,1-8

Les lectures d’aujourd’hui parlent de l’importance et du pouvoir de la prière et donnent deux exemples. La première lecture nous dit que grâce à la puissance de la prière, nous pouvons gagner nos batailles et triompher de nos ennemis. Le texte dit que Moïse ordonna à Josué de les attaquer tandis que lui, avec Aaron et Hur, se rendaient sur la montagne pour demander de l’aide à Dieu. Pendant la bataille, tandis que Moïse tenait les bras levés en prière, Josué remporta la victoire. Mais lorsque Moïse baissa les bras, à cause de la fatigue, les Amalécites l’emportèrent. Pour que Moïse lève les bras en prière, Aaron et Hur lui dirent de s’asseoir sur une pierre et, l’un à sa droite et l’autre à sa gauche, lui levèrent les bras. Ils restèrent dans cette position jusqu’au soir, et Israël vainquit les Amalécites. Il est clair que la victoire sur Amalek n’est pas due à l’épée de Josué, mais à la prière de Moïse. Avec les bras levés, Moïse est le symbole du croyant conscient de la nécessité d’invoquer la puissance de Dieu par la prière, sachant que notre secours vient du Seigneur qui a fait le ciel et la terre (Psaume responsorial).

Dans l’Évangile, nous trouvons une parabole qui invite à réfléchir sur la nécessité de toujours prier sans se décourager ? avec la conviction que la justice s’obtient aussi par la prière. Le premier personnage de la parabole est un juge dont le devoir était de protéger les faibles et les sans défense, et non d’être une personne sans sentiments ni compassion. Le deuxième personnage est la veuve, symbole d’une personne sans défense et vulnérable aux abus. La veuve avait subi une injustice et n’avait d’autres moyens de défendre sa cause que de harceler le juge de manière répétée et insistante.

Avec cette parabole, Jésus semble vouloir présenter la condition des disciples dans un monde encore affligé par le mal et profondément marqué par la mort. L’injustice se traduit par des abus et des tromperies commis contre les plus pauvres. Que faire dans ces situations ? La parabole dit : priez toujours, sans cesse. La prière est le meilleur moyen de ne pas perdre la tête dans les moments les plus difficiles et les plus dramatiques, lorsque nous ne voyons aucune issue aux situations, lorsque tout semble être contre nous.

La prière est le guide et la force de la mission. Aujourd’hui, l’Église célèbre la 99e Journée missionnaire mondiale, une occasion où nous sommes invités, de manière particulière, à prier pour la mission de l’Église dans le monde et à nous sentir partie prenante de celle-ci, notamment à travers notre prière, notre manière de vivre et de témoigner de Jésus et nos contributions financières, entièrement consacrées à soutenir l’œuvre d’évangélisation parmi les communautés les plus jeunes et les plus nécessiteuses.

Pour cette journée de prière et d’engagement pour la mission universelle de l’Église, le pape François a écrit un message intitulé « Missionnaires de l’espérance parmi les peuples », qui « rappelle à chaque chrétien et à l’Église, communauté des baptisés, la vocation fondamentale d’être, à la suite du Christ, des messagers et des bâtisseurs d’espérance». Le pape François rappelle comment Jésus, « le divin missionnaire de l’espérance », « Dans sa vie terrestre, « passait en faisant le bien et en guérissant … » du mal et du Malin (cf. Ac 10, 38), redonnant l’espérance en Dieu aux nécessiteux et au peuple »

La mission de l’espérance n’est possible que dans la prière, « surtout celle faite avec la Parole de Dieu et particulièrement avec les Psaumes, qui sont une grande symphonie de prière dont le compositeur est l’Esprit Saint (cf. Catéchèse, 19 juin 2024) », rappelle le Pape dans son message.

Après nous être nourris nous-mêmes, la Parole de Dieu doit être utilisée pour nourrir les autres. Pour cela saint Paul dit à Timothée : « Proclamez la parole ; « Soyez persévérants à tout moment, reprenez, censurez, exhortez, avec toute patience et en instruisant » (Deuxième Lecture). La Parole, en effet, ne transmet pas seulement la connaissance, mais a le pouvoir de donner « la sagesse qui conduit au salut ».

N’oublions donc pas de nous nourrir de la Parole de Dieu, grande source de sagesse, de connaissance de soi et d’espérance, et de prier pour l’œuvre missionnaire de l’Église dans le monde. Par notre prière, nous sommes missionnaires dès le début.

 

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