Appelés à la mission
Saint Paul, écrivant aux Romains, exprime une douleur profonde et durable, une angoisse constante dans son cœur pour son peuple, les Israélites. Il raconte les immenses privilèges qui leur sont accordés : l’adoption comme fils, la gloire divine, les alliances, la promulgation de la loi, le culte et les promesses. Pourtant, malgré tout cela, beaucoup n’ont pas reconnu le Messie, Jésus-Christ, qui venait de leur lignée.
La douleur de Paul est palpable. C’est une douleur qui ne naît pas d’un jugement, mais d’un amour profond et d’un désir ardent pour leur salut. Ce passage nous rappelle que la mission n’est pas un exercice clinique et détaché. Elle vient d’un cœur qui se soucie profondément, d’un cœur qui souffre pour ceux qui n’ont pas encore rencontré l’amour transformant du Christ. Elle nous appelle à regarder au-delà de notre zone de confort et à ressentir la faim spirituelle de ceux qui nous entourent, proches et lointains.
Enfin, dans l’Évangile selon Luc (14,1-6), il est question d’un homme atteint d’hydropisie que Jésus rencontre un jour de sabbat. Les chefs religieux l’observent attentivement, désireux de lui trouver des fautes. Mais Jésus, avec sa compassion et sa sagesse caractéristiques, pose une question simple mais profonde : « Est-il permis de guérir les malades ou non le jour du sabbat ? ». Leur silence est éloquent. Jésus guérit alors l’homme, démontrant que les actes de miséricorde et de compassion transcendent même les interprétations les plus rigides de la loi. Cela nous rappelle que les missionnaires de l’espérance brisent quotidiennement les barrières de l’indifférence et du légalisme pour apporter guérison et plénitude.
L’appel à être un missionnaire de l’espérance ne consiste pas seulement à proclamer de grandes vérités théologiques, mais à incarner l’amour du Christ de manière tangible. Il s’agit de voir la souffrance de nos voisins et d’y répondre avec compassion, même lorsque cela est inconfortable ou remet en question le statu quo.
Alors que nous concluons ce Mois missionnaire, portons ces méditations dans nos cœurs. Nous sommes tous appelés à être des missionnaires de l’espérance. Ce n’est pas une tâche réservée aux prêtres, aux religieuses ou à ceux qui voyagent dans des pays lointains. C’est la vocation de chaque chrétien.ne, de chaque baptisé.e.
Sortons de cette messe renouvelés dans notre engagement à être missionnaires de l’espérance parmi tous les peuples. Que nos paroles et nos actions reflètent l’amour et la compassion du Christ. Soyons les porteurs de la lumière dans les ténèbres, offrant une raison d’espérer à un monde qui en a désespérément besoin.
Que le Seigneur nous bénisse et nous fortifie dans notre mission. Amen.