Le livre de Jonas dans la Bible, comme la « Parabole du Bon Samaritain », sont des histoires racontées pour enseigner quelque chose. Il n’est pas important de savoir quel genre de poisson a avalé Jonas, ou si une telle chose est possible, tout comme nous n’avons pas besoin de nous soucier de connaître le nom du Samaritain qui s’arrêta le long de la route pour aider la personne en difficulté. Le sens des deux histoires est similaire.
Les Ninivites n’étaient pas juifs, et Jonas non plus. Ils étaient des non-croyants. Jonas avait été chargé par Dieu de prêcher la repentance au peuple de Ninive. Jonas essaya d’éviter cette mission, car il craignait que le peuple n’accepte de recevoir son message et ne reçoive la miséricorde de Dieu. Son intention était d’empêcher le peuple de se repentir. Il voulait que Dieu se limite aux seuls Juifs et, surtout, il ne voulait pas que Dieu fasse preuve de faveur envers les Ninivites, qui étaient ennemis des Juifs.
Jonas représente l’attitude étroite de ces Juifs qui ne pouvaient pas supporter l’idée que Dieu favorisait les infidèles, mais en réalité, il parle de tous ces gens qui ont des préjugés contre les autres et veulent limiter l’accès à la religion à un petit cercle d’intimes. Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus nous donne l’exemple du Samaritain qui s’est lié d’amitié avec son ennemi traditionnel, un Juif.
Le point est assez clair. Jésus voulait nous enseigner que notre amour est pour tous, sans exclusions. Comme pèlerins de l’espérance parmi tous les peuples, nous sommes tous en voyage de Jérusalem à Jéricho. Le long du chemin, nous avons été privés de notre amitié avec Dieu à cause du péché et nous nous sommes retrouvés sur le bord de la route, dépouillés, battus et presque morts. C’est Jésus qui s’est invité sur notre chemin par son incarnation et qui l’a traversé au cours de son propre voyage. Jésus nous a vus et a répondu à nos besoins. Il nous a serrés dans ses bras, a guéri nos blessures et nous a emmenés à l’auberge, l’Église. Il a donné sa vie pour nous, pas seulement les deux pièces d’argent dont parle la parabole. C’est ce que l’on entend quand on dit que Jésus est notre Sauveur, notre Bon Samaritain personnel.