Le montant total des dons effectuées consistent aux : Fonds qui ont été mis à la disposition du Secrétariat international des OPM – Rome, soutien aux projets occasionnels à travers les fonds propres de Missio Belgique, ou les legs destinés aux tiers.
Le montant total des versements effectués par l’intermédiaire du Secrétariat international des Œuvres pontificales missionnaires, à Rome, s’élève à 266 000 euros. Conjugués aux contributions des autres directions nationales, ces fonds concourent au financement de projets portés par des diocèses et des paroisses en Afrique, en Asie et en Océanie, ainsi qu’au bon fonctionnement des secrétariats internationaux établis à Rome.
En 2025, dans le domaine de l’Église universelle, Missio Belgique a mis 162.000 Euros à la disposition du secrétariat international pour la propagation de la foi (POPF). Cet argent a contribué au financement de la formation des prêtres, diacres, religieux et religieuses dans les noviciats ou autres maisons de formation, ainsi que la formation des catéchistes et autres agents pastoraux. On a contribué aussi à Domus universalis qui soutient les études des prêtres, religieux et religieuses en études de spécialisation à Rome. A part cette contribution aux études, notre direction a contribué spécifiquement aux projets au Soudan du Sud, dans les diocèses de Bentiu, Juba et Rumbek.
En 2025, la contribution de Missio Belgique aux projets de l’ ‘Enfance Missionnaire s’élevait à 59.500 euros. Trois projets significatifs ont été soutenus au Soudan du Sud, dans les diocèses de Juba et de Yei, en réponse à des besoins pastoraux et humanitaires clairement identifiés.
Dans l’archidiocèse de Juba, au sein de la paroisse Our Lady of Holy Rosary à Buluk, un projet de formation chrétienne des enfants a été mis en œuvre. Celui-ci a permis d’organiser diverses activités pastorales, notamment des processions du rosaire, des messes dédiées aux enfants, des jeux éducatifs ainsi que des initiatives de sensibilisation à la protection de l’enfance. En rassemblant les enfants dans un centre principal, ce projet a favorisé la création de liens fraternels et leur a offert une expérience concrète de l’amour de Dieu à travers la vie de l’Église. Le besoin d’un tel encadrement spirituel et communautaire était évident, notamment pour accompagner les enfants dans leur croissance humaine et chrétienne.
Dans le diocèse de Yei, à la chapelle Saint-Paul Senema (paroisse d’Ombasi), un projet de soutien nutritionnel aux enfants a été développé en faveur de 500 bénéficiaires. Située dans une région fortement affectée par les conflits de 2013 et 2016, cette zone frontalière a connu d’importants déplacements de populations, laissant de nombreux enfants sans accès à l’éducation ni à des conditions de vie dignes. Le projet a répondu à un besoin urgent en fournissant des denrées alimentaires de base (riz, huile, sucre, sel), tout en soutenant la reprise de la formation chrétienne grâce à un retour progressif à la stabilité. Ici encore, le besoin était manifeste, tant sur le plan nutritionnel qu’éducatif et pastoral.
Enfin, dans la chapelle Divine Miséricorde de la paroisse Sainte Famille de Lainya (diocèse de Yei), un projet de nutrition et de réhabilitation des enfants déplacés, touchant 180 enfants, a été mis en place. Ce programme a combiné un soutien matériel (alimentation et fournitures scolaires) avec un accompagnement spirituel et éducatif (matériel catéchétique, formation missionnaire et sensibilisation à la protection de l’enfance). Destiné à des enfants profondément marqués par la guerre et le déplacement, ce projet visait non seulement à répondre à leurs besoins immédiats, mais aussi à les aider à se reconstruire et à devenir des acteurs responsables au sein de l’Église et de la société. Là encore, la nécessité de cette intervention était claire et urgente.
Dans l’ensemble, ces trois initiatives illustrent une réponse concrète et adaptée à des besoins réels et pressants, tant sur le plan humain que pastoral, contribuant ainsi à la reconstruction des communautés locales et à l’avenir des enfants.
En 2025, dans le domaine de la formation des prêtres, Missio Belgique a apporté un soutien financier au Soudan du Sud en faveur de la formation au Grand Séminaire interdiocésain Saint Paul, situé dans le diocèse de Juba. Le montant de cette contribution s’élevait à 40.086 euros.
Missio reçoit régulièrement des demandes de soutien financier pour des projets émanant de différents diocèses à travers le monde. Dans le cadre de la coopération internationale, toutes ces sollicitations ne peuvent être satisfaites ; seules certaines d’entre elles peuvent être retenues.
L’octroi d’une subvention est conditionné par le respect de critères précis. Chaque demande fait l’objet d’une analyse rigoureuse et est examinée sous la supervision du directeur national, en collaboration avec les volontaires chargés de la réception, de l’enregistrement et du suivi des communications avec les demandeurs.
Ces projets permettent à Missio Belgique d’entretenir des liens directs et durables avec les diocèses et les paroisses partenaires. Ces relations privilégiées sont essentielles, notamment pour le déploiement et la crédibilité de nos campagnes.
En 2025, Missio Belgique a ainsi soutenu directement des projets dans plusieurs pays d’Afrique et d’Asie grâce aux fonds propres, pour un montant total de 539.625 euros.
Bref, en 2025 un montant de 806.125 euros a été distribué par Missio Belgique aux communautés ecclésiales locales dans le monde entier.
Grâce à ces fonds, des enfants vivant dans des conditions de grande vulnérabilité ont pu accéder à l’éducation ainsi qu’à des programmes de rééducation. Au Soudan du Sud, la formation des futurs cadres de l’Église, notamment des catéchistes, a été soutenue, tandis que des centaines d’enfants ont bénéficié d’une initiation à la foi chrétienne. Par ailleurs, nous avons contribué à l’acquisition de huit motos destinées aux activités pastorales et à la distribution d’intentions de messe, reçues de donateurs, à des prêtres en situation de précarité.
Chaque projet soutenu par Missio fait l’objet d’un suivi rigoureux, en étroite collaboration avec les directions nationales locales des Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM). Le Secrétariat international des OPM, établi à Rome, assure la gestion du Fonds universel ainsi que le reporting financier. Chaque euro est ainsi tracé, garantissant un haut niveau de transparence, essentiel au maintien de la confiance des donateurs.
Il convient également de souligner qu’une partie des fonds distribués provient de collaborations avec Missio Aachen – Chanteurs à l’Étoile, la Fondation Kalebasse, la Convention Pro Afris, ainsi que du soutien de la Fondation Roi Baudouin. Grâce à ces partenariats, une aide complémentaire a pu être apportée en Afrique (Tanzanie, Mali, Cameroun, Sénégal, Rwanda, République démocratique du Congo, Madagascar, Burundi, Ouganda et Malawi), ainsi qu’en Asie (Inde)
Missio évolue aujourd’hui dans un contexte marqué par plusieurs défis majeurs. L’inflation exerce une pression croissante sur les capacités de don, tandis qu’une diminution progressive du nombre de donateurs est observée. À cela s’ajoute le vieillissement du public traditionnel, qui fragilise, à moyen et long terme, la dynamique de solidarité sur laquelle repose l’organisation.
Depuis plusieurs années, l’évolution de la collecte de fonds met ainsi en évidence une tendance préoccupante, caractérisée par une baisse progressive des contributions au Fonds universel. Cette situation s’explique notamment par le vieillissement de la population, le recul de la pratique religieuse en Belgique, les incertitudes économiques actuelles ainsi que l’évolution des habitudes en matière de dons.
Parallèlement, ce contexte offre également de réelles opportunités. La digitalisation des outils et des services ouvre de nouvelles perspectives pour atteindre un public plus large et diversifié, tout en facilitant les dons en ligne et en améliorant la communication avec les donateurs. L’engagement des jeunes constitue également un levier essentiel pour renouveler et dynamiser la mission. Enfin, le renforcement de la transparence financière contribue à consolider la confiance, élément fondamental pour assurer la pérennité du soutien.
Face à ces enjeux, Missio s’efforce d’adapter ses stratégies en renforçant la qualité de sa communication, en poursuivant la digitalisation de ses services, en développant les campagnes de dons en ligne et en intensifiant ses actions de sensibilisation auprès des jeunes.
À l’instar des années précédentes, l’année 2025 a confirmé que les principaux risques pour l’organisation ne sont pas uniquement d’ordre financier, mais concernent également — et surtout — sa visibilité. Il est dès lors essentiel de continuer à investir à la fois dans la communication et dans une présence accrue sur le terrain, afin de rencontrer les donateurs dans leur environnement et de renforcer les liens de proximité.
Dans la mesure où Missio dépend exclusivement de la générosité des donateurs, l’organisation demeure particulièrement sensible aux fluctuations économiques, tant en Belgique qu’à l’échelle internationale. L’un des enjeux majeurs consiste donc à garantir la continuité des activités malgré ces variations. Cela suppose une gestion financière rigoureuse et transparente, fondée sur des mécanismes de contrôle internes et externes fiables et cohérents.
Par ailleurs, afin de faire face aux contraintes liées à une équipe réduite, Missio continuera de s’appuyer sur l’engagement de bénévoles ainsi que sur l’expertise des membres de son organe d’administration, dont le soutien demeure précieux.
Perspectives
Pour l’avenir, Missio entend poursuivre et renforcer ses efforts afin d’accroître sa visibilité au sein de la communauté belge et internationale. À cette fin, l’organisation met en œuvre des stratégies de communication fondées sur la transparence, la clarté et l’authenticité, en adéquation avec les réalités locales et globales.