Depuis un siècle, cette journée met chaque année en lumière une vérité simple mais exigeante : la mission n’appartient pas à une poignée de spécialistes quelque part au loin. Elle incombe à chaque baptisé et commence là où nous vivons, tout en nous incitant à regarder au-delà de nos frontières et de nos habitudes, au-delà de nous-mêmes.
À l’occasion de ce centenaire, le pape Léon XIV nous offre un thème qui résonne comme un véritable programme : « Un en Christ, unis pour la mission ». Tout commence là. La mission ne naît pas d’une stratégie, elle ne s’invente pas. Elle naît d’une rencontre : celle avec le Christ vivant, qui nous appelle, nous rassemble et nous envoie. Lorsque l’Église est unie au Christ, son témoignage devient crédible. Lorsque les croyants cheminent ensemble, l’Évangile trouve sans cesse de nouvelles voies pour toucher les coeurs.
Aujourd’hui encore, la mission s’écrit chaque jour dans des lieux souvent invisibles : dans des villages reculés où les missionnaires annoncent la Bonne Nouvelle, dans les écoles où sont formées les généra3 tions de demain, dans les centres de santé où l’on prend soin des plus vulnérables, ou au sein de communautés chrétiennes qui, parfois avec très peu de moyens, vivent et partagent leur foi. C’est notamment le cas au Sénégal, comme vous le découvrirez dans les pages suivantes.
Mais la mission ne se vit pas seulement au loin. Elle se déroule aussi ici, tout près de nous : dans nos villes et villages, dans nos paroisses et nos communautés. Au sein de groupes de prière et à travers des actions de solidarité, des femmes et des hommes témoignent chaque jour de l’Évangile par leur dévouement et leur présence auprès des autres. La mission commence là où nous vivons.
De nombreuses femmes et de nombreux hommes consacrent leur vie à l’annonce de l’Évangile. C’est le cas des missionnaires, ici et ailleurs, des coordinateurs pastoraux, des animateurs paroissiaux, des catéchistes et de tant d’autres personnes qui s’engagent au coeur de nos communautés. Jour après jour, elles se mettent avec dévouement au service de la mission de l’Église.
Elles sont le visage de notre mission commune. En effet, la mission ne se vit jamais de manière solitaire : c’est l’oeuvre de toute l’Église, qui grandit dans la communion, portée par la prière, la confiance et la solidarité entre les fidèles. Leurs contributions financières permettent de former des catéchistes, des prêtres, des religieux et des religieuses, d’instruire des enfants, de construire des lieux de prière et de développer des projets en faveur des plus vulnérables. Leurs prières créent une communion spirituelle mondiale d’où nous tirons tous notre force.
Merci à toutes celles et tous ceux qui cheminent aux côtés de Missio depuis des années. Merci pour votre fidélité, votre confiance et votre dévouement. Chaque geste de solidarité devient une graine d’espoir pour des communautés souvent mises à rude épreuve. MERCI.
Le monde d’aujourd’hui est confronté à de graves crises : conflits, pauvreté, solitude, dérives, etc. Malgré ce contexte, l’Évangile n’a rien perdu de sa force. Il reste une parole d’espoir, de fraternité et de vie véritable. C’est pourquoi ce centenaire est aussi un appel à raviver notre flamme missionnaire. Cent ans après le premier Dimanche mondial des missions, une chose est claire : la mission n’est pas seulement une activité de l’Église, c’est son identité même, c’est le coeur de son être.