Être en éveil – avec tous les peuples en chemin vers la Lumière
Au début de l’Avent – au début d’une nouvelle année liturgique – nous nous mettons en route vers la venue du Christ. L’Avent est un temps d’attente, d’espérance et d’éveil. Les lectures du premier dimanche de l’Avent nous aident à en prendre conscience. Le prophète Isaïe invite tous les peuples, toutes les nations, à une attitude qui semble aujourd’hui plus urgente que jamais : « On ne lèvera plus l’épée, on n’apprendra plus la guerre. ». C’est vers la lumière du Seigneur que nous marchons.
Paul envisage également l’avenir avec espérance, comme il le dit : « La nuit touche à sa fin, le jour commence à poindre (…) Revêtons les armes de la lumière. ». C’est cela l’Avent, rechercher la lumière dans les ténèbres, rechercher l’espérance dans ce monde. L’Avent signifie ne pas rester dans les ténèbres, mais rechercher la lumière, la choisir, l’attendre. Et nous ne le faisons pas seuls, mais en union avec des millions de chrétiens à travers le monde, en union avec des personnes qui, parfois dans des conditions très difficiles, continuent à témoigner de la lumière du Christ. C’est également l’objectif poursuivi par Missio / les Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM): « Allez et annoncez la Bonne Nouvelle aux quatre coins du monde. ». Notre Église n’est pas un cercle fermé, mais une communauté qui envoie, qui partage, qui veut apporter la lumière là où règnent les ténèbres.
Dans l’Évangile selon Matthieu, Jésus nous exhorte à la vigilance : « car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra ». Être vigilant ne signifie pas être anxieux, mais être éveillé intérieurement. Nous sommes tous invités à nous préparer à la venue du Fils de l’homme. Nous attendons ensemble sa venue. L’Avent est un temps d’entraînement à l’attention et à la vigilance, afin que nous reconnaissions le Christ lorsqu’il frappe à notre porte – dans les moments de silence de notre prière, mais aussi dans la personne qui a besoin de notre aide.
La Lumière viendra, tout comme la lumière de la paix de Bethléem nous parvient en ces semaines et illumine de nombreuses communautés religieuses en ces jours sombres. Une petite flamme qui traverse les frontières et relie les gens. Ne nous contentons pas de recevoir cette lumière, mais portons-la aussi dans nos cœurs. Revêtons-nous des armes de la lumière et prions pour qu’elle brille partout, surtout dans les régions isolés de notre monde où elle risque de s’éteindre : dans les villages oubliés, les zones de conflit, les camps de réfugiés, et dans le cœur des personnes en difficulté, loin de nous mais aussi près de nous. Nous sommes ensemble en chemin vers Sa venue qui apporte la paix à toutes les personnes de bonne volonté.
Continuons à nous encourager mutuellement à être et à rester des missionnaires de l’espérance parmi les peuples. Aujourd’hui plus que jamais, le monde a besoin de femmes et d’hommes qui portent la lumière, qui écoutent, qui créent des liens.
Que cet Avent nous aide à devenir de telles personnes.