Missio Belgique a invité l’Église de Belgique à découvrir la vitalité de l’Église au Soudan du Sud. Ce pays est une nation très jeune et fragile : indépendance : 2011 ; Guerre civile : 2013–2018. Sa situation actuelle est marquée par les conflits suivis des déplacements massifs, pauvreté extrême, faible accès à l’éducation, etc. L’Eglise Catholique y est vecteur important de réconciliation : Acteur de paix, refuge pour les populations, porteuse d’espérance.
Malgré un contexte marqué par la guerre civile au Soudan du Sud, des jeunes organisent chaque année un pèlerinage de paix. Cette marche d’espérance, vécue comme un engagement pour la paix, l’unité et la solidarité, constitue un témoignage fort de foi et de résilience.
À travers cette initiative, ces jeunes manifestent un dynamisme remarquable et une volonté déterminée de maintenir vivante, selon l’appel du Pape François, « l’étincelle de l’espérance », afin qu’elle devienne « un grand feu qui illumine et réchauffe tout autour ». Leur démarche ne relève pas d’un optimisme naïf, mais s’enracine dans une foi profonde en Celui qui invite ses disciples à la confiance : « N’ayez pas peur » (Jn 6,20).
La jeunesse, est un moteur de paix. Ils refusent la division ethnique; participent activement à des pèlerinages de paix ; s’engagent concrètement dans la construction de l’avenir.
En marchant ensemble, ces jeunes témoignent que l’unité dans la diversité est possible. Leur engagement illustre également que l’évangélisation est un processus communautaire, qui se construit progressivement, au fil des générations et des contextes, à mesure que chacun redécouvre que l’appartenance à l’Église est un chemin à vivre et à renouveler
Ces « missionnaires de l’espérance » rendent visible la possibilité de la paix dans un pays profondément marqué par les divisions. Comme le souligne bishop Christian Carlassare, missionnaire combonien, dans une interview accordée à Vatican News (25 mars 2025), la priorité de l’Église est de « construire des ponts de réconciliation ». L’initiative de ces jeunes s’inscrit pleinement dans cette dynamique, en contribuant concrètement à tisser des liens d’espérance au cœur des fractures.
Soutenir ce projet, c’est participer à une chaîne vivante de transmission de l’amour de Dieu. Comme nous, ces jeunes sont convaincus que la paix ne s’impose pas d’elle-même, mais qu’elle se construit à travers des engagements concrets, inspirés par l’Évangile : créer des ponts, favoriser les rencontres, encourager le dialogue et vivre la solidarité.
Témoins crédibles et engagés, ils incarnent une Église en marche, porteuse d’espérance. Ils méritent d’être soutenus et encouragés. Avec vous et grâce à vous, Missio Belgique souhaite s’engager pleinement dans ce projet d’évangélisation et contribuer à faire grandir cette dynamique de paix et de fraternité
Le témoignage du P. David Tulimelli, prêtre salésien de Don Bosco en mission au Soudan du Sud illustre la réalité du terrain : « Du jour au lendemain, je suis devenu directeur d’un camp de réfugiés : accueil de 4 000 réfugiés en une nuit. Puis la gestion de camps de 35 000 à 40 000 personnes.
Dans un message adressé à l’Église de Belgique, le directeur des Œuvres Pontificales Missionnaires au Soudan du Sud, Abbé Santo Gaba a exprimé sa profonde gratitude pour le soutien et la solidarité reçus. À l’image des premières communautés chrétiennes, ce partenariat permet aux Églises locales de grandir dans la foi et de contribuer à l’avènement d’un Royaume de paix, de justice et d’amour. Grâce à cet appui, l’Église peut poursuivre sa mission auprès des plus pauvres, promouvoir les droits humains et œuvrer pour la paix dans un contexte marqué par des violences persistantes.
Cette collaboration est vécue comme une véritable communion spirituelle, dans laquelle chacun participe à l’œuvre de Dieu. Les communautés locales souhaitent également partager leur dynamisme et témoigner de leur engagement pour la réconciliation et la solidarité. Dans ce contexte, le Père Gaba, en visite en Belgique, a sensibilisé les communautés à la réalité du pays, soulignant les défis mais aussi les signes d’espérance.
Ce lien fraternel renforce la mission commune et encourage à cheminer ensemble comme « pèlerins de l’espérance », au service de l’Évangile et d’un monde plus fraternel.
Contexte :
Après son indépendance, le Soudan du Sud a été marqué par une guerre civile. Malgré la visite porteuse d’espérance du Pape François en 2023, la situation reste fragile et préoccupante.
Initiative :
Inspirés par cette visite, des étudiants de Loreto à Rumbek ont parcouru plus de 200 km jusqu’à Juba. Depuis, ils organisent chaque année une marche pour la paix, qu’ils souhaitent pérenniser en janvier 2026. Ils ont donc besoin de soutien.
Objectifs :
Rassembler des jeunes de différentes ethnies
Favoriser la prière, la formation et la réflexion
Promouvoir la paix dans les paroisses.
Mise en œuvre :
Le projet est porté par un groupe de jeunes. Les fonds serviront à couvrir les frais essentiels : transport, matériel et logistique (nourriture, boissons, équipements).
Pour conclure son rapport pastoral et financier sur le pèlerinage, Sœur Orla Treacy remercie les donateurs par ces mots : « Nous sommes reconnaissants d’avoir reçu un soutien pour notre pèlerinage jeunesse plus tôt cette année… Le pèlerinage de cette année a été le parcours le plus difficile pour tout le monde. Douze prêtres et religieux accompagnèrent les jeunes tout au long du voyage. Avec les 150 jeunes, il y a eu de nombreux moments d’échange sincère, de réflexion, de prière et de joie. Ce voyage nous a rappelé l’importance de la paix et la difficulté de la préserver. Beaucoup des zones traversées par les jeunes ont été marquées par des violences récentes. Les maisons étaient vides et de nombreux jeunes portaient des armes pendant que les pèlerins passaient. »
Contexte et urgence :
Au Soudan du Sud, l’accès à une éducation de qualité reste très limité. Les filles sont particulièrement défavorisées, et de nombreux enfants fréquentent l’école dans des conditions précaires, souvent malnutris et en mauvaise santé.
Initiative :
À Rumbek, l’évêque local a confié en 2005 aux Sœurs de Lorette (Institut de la Bienheureuse Vierge Marie) la création d’un internat pour filles. Rapidement, une école primaire a été ouverte en 2010, initialement sous un arbre. Aujourd’hui, elle accueille plus de 1 300 élèves, filles et garçons.
Objectifs :
Offrir un accès à une éducation primaire de qualité ; Assurer matériel scolaire, repas nutritifs et soins médicaux gratuits.
Mise en œuvre :
Les élèves sont sélectionnés selon des critères précis. Un budget de 400 € permet de couvrir la scolarité complète d’un enfant pendant un an.
Contexte :
Le Grand Séminaire interdiocésain Saint-Paul de Munuki, à Juba, accueille environ 250 séminaristes. Jusqu’à ce moment, la chapelle était le seul espace disponible pour les rassemblements, ce qui limitait fortement les activités.
Initiative :
Face à une situation sécuritaire en amélioration, le séminaire souhaite investir dans ses infrastructures afin d’accompagner la formation des futurs prêtres, acteurs clés de paix et de réconciliation.
Objectifs :
Disposer d’un lieu adapté pour les événements communautaires
Offrir un espace pour conférences et formations
Répondre à la croissance du nombre d’étudiants.
Mise en œuvre :
Un budget initial de 15 000 $ est déjà prévu, mais un soutien financier complémentaire est nécessaire.