Une Église minoritaire, mais pleinement au service de tous

Dans le cadre des échanges entre l’Eglise du Sénégal et Missio Belgique, j’ai eu la joie de rencontrer Mgr. André Guèye, archevêque métropolitain de Dakar, lors de mon séjour au Sénégal en août dernier. Au cours d’un entretien chaleureux et très ouvert dans les jardins du Petit Séminaire Saint-Joseph (fondé en 1850), il m’a partagé son regard sur la vie de l’Église au Sénégal, ses joies et ses défis, son engagement social, le dialogue entre chrétiens et musulmans ainsi que les chemins d’avenir d’une Église appelée à devenir toujours plus synodale, missionnaire et autonome.

Une Église jeune, vivante et en croissance

Dans un pays très majoritairement musulman, l’Église catholique constitue une petite minorité. Pourtant, sa présence et son engagement dépassent largement son poids numérique. Par ses écoles, ses structures de santé, son action sociale, la formation des jeunes, son engagement en faveur des femmes, son dialogue avec les musulmans et sa contribution à la paix, elle est au service de toute la société sénégalaise. Mgr. André Guèye décrit avec confiance l’Église au Sénégal comme « une Église en pleine croissance : croissance des vocations, croissance de la pratique et croissance de l’autonomie. » C’est une Église qui grandit, certes, mais surtout une Église qui entend vivre pleinement sa vocation missionnaire : non pas en se repliant sur elle-même, mais en allant à la rencontre de tous et en contribuant au développement humain intégral.

Mgr. André Guèye se garde de parler de l’Église au Sénégal comme d’une réalité totalement uniforme. Chaque diocèse possède son histoire, ses réalités et ses défis. Mais une dynamique commune se dégage : celle d’une Église qui grandit et qui prend toujours davantage conscience de sa responsabilité dans la mission. Cette croissance se manifeste notamment dans la création de nouvelles communautés et de nouvelles paroisses. « Nous continuons encore à Dakar, comme dans les autres diocèses, à fonder des paroisses », souligne l’archevêque. Et lorsque les communautés grandissent, les demandes surgissent très concrètement : « Les gens vous disent : Monseigneur, nous voulons une chapelle, nous voulons une école, nous voulons un dispensaire. »

Ces paroles disent beaucoup de la manière dont l’Église comprend sa mission. Il faut des lieux pour célébrer et annoncer l’Évangile, bien sûr, mais une communauté chrétienne ne peut vivre isolée des besoins humains qui l’entourent. Une chapelle, une école, un dispensaire : la mission touche l’homme tout entier. C’est ce que Mgr. André Guèye appelle volontiers « la pastorale sociale ».

Une Église minoritaire au service de tous

Au Sénégal la présence sociale de l’Église prend une signification particulière. « Dans un pays à plus de 95 % de musulmans, les œuvres sociales témoignent de l’attention de l’Eglise à la vie et aux besoins concrets des gens, de sa contribution au développement humain intégral. », souligne Monseigneur Guèye. C’est probablement l’un des aspects les plus frappants de l’Église sénégalaise : elle est minoritaire, mais elle ne travaille pas seulement pour elle-même. Une école catholique n’est pas réservée aux enfants catholiques. Un dispensaire ne demande pas d’abord quelle est la religion du malade. Les initiatives d’accompagnement des jeunes, des familles et des femmes visent à rejoindre toute personne en fonction de ses besoins. Ainsi, le service devient lui-même une forme d’annonce.

Être minoritaire ne signifie pas être insignifiant. Au contraire, la petite taille de la communauté chrétienne semble appeler l’Église à témoigner davantage encore par la qualité de sa présence, la proximité, le service et l’attention portée à chacun.

Une Église vivante grâce à ses vocations.

Mgr. André Guèye le dit avec simplicité : « Les vocations ne sont pas en baisse. » Il souligne l’intérêt de nombreuses communautés religieuses pour le Sénégal, où des jeunes restent ouverts à la vie consacrée. « Beaucoup de communautés religieuses ont des vocations ici. […] Nous en rendons grâce à Dieu », ajoute-t-il

Évoquant avec fierté le parcours du premier président du Sénégal, Léopold Sédar Senghor, qui a étudié au petit séminaire de Ngazobil, il souligne que la formation dispensée dans les séminaires dépasse largement, à ses yeux, la seule préparation au ministère sacerdotal. Elle contribue aussi à former des hommes capables de servir la société et de prendre des responsabilités au service du bien commun. « Le petit séminaire, ce n’est pas seulement pour former des prêtres, mais pour former des leaders chrétiens dans la société. » Tous ceux qui entrent au séminaire ne deviennent pas prêtres. Mais la formation humaine, spirituelle et intellectuelle reçue peut contribuer à former des chrétiens engagés, capables de prendre des responsabilités dans la société. L’Église participe ainsi non seulement à la formation de ses ministres, mais aussi à celle d’hommes et de femmes capables de servir le bien commun.

Une Église en quête de son autonomie

Parmi les plus grands défis de l’Église sénégalaise figure celui de l’autonomie. Mais Mgr. André Guèye insiste immédiatement : l’autonomie ne doit pas être comprise uniquement dans un sens financier. « […] mais aussi sur le plan des ressources humaines, sur le plan des ressources spirituelles, qu’on peut appeler l’inculturation, pour que vraiment l’Église soit africaine ». Il s’agit donc de permettre à l’Église de s’enraciner davantage dans les réalités, les cultures et les ressources du pays. La solidarité internationale demeure nécessaire. Elle appartient même à la nature de l’Église universelle. « La solidarité, on en a toujours besoin, parce que l’Église, c’est comme ça. Mais cette solidarité ne peut devenir une dépendance permanente. » Mgr. André Guèye ajoute avec beaucoup de clarté : « On ne peut pas toujours dire que nous allons croiser les mains et attendre des autres qu’ils nous aident. »

Voilà une conviction essentielle. Recevoir l’aide des Églises sœurs reste nécessaire, mais cette aide doit en même temps aider les communautés locales à se responsabiliser, à développer leurs propres ressources et à devenir progressivement capables, elles aussi, de soutenir d’autres. « Parce que c’est notre Église », insiste-t-il.

Cette prise de responsabilité se développe déjà dans les paroisses. Les fidèles sont encouragés à contribuer davantage à la vie de leur communauté par les collectes, les quêtes et les participations locales. Mgr. André Guèye en donne la raison de la manière la plus simple qui soit : « Parce que c’est notre Église. »

Cette phrase exprime toute une évolution de mentalité. Il ne s’agit plus seulement de demander : « Qui va nous aider ? », mais aussi : « Que pouvons-nous faire nous-mêmes ? » L’objectif n’est d’ailleurs pas uniquement de financer ses propres besoins. Il s’agit aussi de pouvoir soutenir les plus fragiles. « Il faut que les Églises puissent avoir quelque chose pour partager avec les plus pauvres. Nous sommes dans cette dynamique. » Dans l’archidiocèse de Dakar, cette solidarité prend déjà une forme très concrète à travers une caisse alimentée par les paroisses. « Nous avons ainsi une caisse de solidarité […] dans chaque paroisse, y compris les plus démunies, pour l’entraide entre paroisses : même celui qui possède peu peut donner (comme la veuve de l’évangile, Mc 12: 41-44). Et celui qui reçoit aujourd’hui peut devenir demain celui qui partage. C’est là une vision profondément missionnaire de la solidarité.

 

Une Église Synodale

L’Église du Sénégal accueille avec beaucoup d’intérêt le chemin synodal de l’Église universelle. Mais Mgr. André Guèye observe que certaines dimensions de la synodalité rejoignent des pratiques déjà profondément présentes dans les sociétés africaines. « En Afrique, les discussions ouvertes, nous les pratiquons déjà dans la société. L’Église est venue comme pour donner un soubassement à cette dynamique de cohésion, de concertation, de collaboration. » Écouter, parler ensemble, chercher une solution commune : ces attitudes ne sont donc pas vécues comme quelque chose d’étranger. Elles prennent également une forme institutionnelle très concrète dans les diocèses. « Le conseil épiscopal, le conseil pastoral, le conseil pour les affaires économiques, le conseil des laïcs […] : il y a cette dynamique de synodalité que nous vivons pleinement. »

La participation des laïcs joue ici un rôle important. Des structures existent depuis les paroisses jusqu’au niveau diocésain pour permettre une véritable coresponsabilité. La mission n’est donc pas uniquement l’affaire de l’évêque ou du clergé. Elle est celle de tout le peuple de Dieu. « Une Église synodale, autonome, au service de la paix et de la justice »

Mgr. André Guèye inscrit cette vision dans un mouvement plus large des Églises d’Afrique de l’Ouest. Il évoque notamment la cinquième conférence régionale des évêques, tenue à Dakar du 5 au 11 mai 2025, au cours de laquelle l’autonomie, la justice et la paix ont occupé une place importante. Dans son diocèse comme dans d’autres diocèses sénégalais, cette dynamique s’exprime autour d’une orientation forte : « Construire une Église synodale, autonome, au service de la paix et de la justice. » Cette phrase résume peut-être le mieux le chemin d’avenir envisagé. Une Église qui écoute. Une Église qui prend ses responsabilités. Une Église qui sert.

Une Église qui contribue activement à la paix de la société

L’engagement de l’Église dépasse en effet les écoles, les dispensaires et les œuvres sociales. Dans les périodes de tension que le Sénégal a traversées, les responsables catholiques ont également contribué au maintien et au rétablissement de la paix. Mgr. Guèye insiste sur le caractère souvent discret de cette action : « Je vous assure que le rôle de l’Église n’a pas été négligeable. Pas dans les médias, mais dans les contacts avec les responsables. » Le travail de paix n’est pas toujours spectaculaire. Il passe par les rencontres personnelles, les contacts avec les responsables, la médiation et la recherche patiente de la confiance. « Nous avons beaucoup fait pour que la paix revienne dans les cœurs. »

Pour l’archevêque, paix et développement vont nécessairement ensemble. « Sans paix, on ne peut pas réussir le développement. » Cette contribution à la cohésion sociale est d’autant plus remarquable qu’elle vient d’une communauté religieuse très minoritaire. L’Église ne cherche pas à peser par le nombre. Elle essaie de contribuer par la confiance qu’elle peut susciter et par la qualité de ses relations.

Chrétiens et musulmans : au-delà de la tolérance, une véritable harmonie

Le dialogue islamo-chrétien occupe évidemment une place centrale dans un pays comme le Sénégal. Mais Mgr. Guèye préfère parler d’harmonie plutôt que de simple tolérance. « Nous ne parlons pas beaucoup de tolérance. Nous parlons de l’harmonie. La tolérance, c’est comme si vous êtes là, mais on vous laisse faire. » Le modèle sénégalais va plus loin. La relation entre musulmans et chrétiens se vit dans la vie quotidienne, dans les quartiers, dans les familles et entre responsables religieux. « Je peux témoigner que la coopération entre les musulmans et les chrétiens est excellente.  Certaines familles elles-mêmes sont composées de chrétiens et de musulmans. « Il y a des familles où les chrétiens et les musulmans cohabitent. » Cette proximité familiale et sociale donne au dialogue interreligieux un visage très concret.

Il ne s’agit pas d’abord d’une théorie. Mgr. Guèye est lui-même chargé du dialogue interreligieux au sein de la conférence épiscopale. Il entretient à ce titre des relations régulières avec les responsables musulmans. « Les portes sont ouvertes chez les grands califes. Nous discutons, surtout quand le pays traverse une crise. » Il souligne que lorsque la situation l’exige, les responsables des différentes religions peuvent s’exprimer ensemble. « Il arrive même que nous fassions un discours commun, un appel à l’apaisement. » Le dialogue religieux devient ainsi un véritable service rendu à la nation. Lorsque les croyants parlent ensemble, ils peuvent contribuer ensemble à calmer les tensions, à promouvoir le respect et à préserver la paix.

Mgr. Guèye se garde toutefois d’idéaliser la situation. Cette harmonie, aussi précieuse soit-elle, demeure fragile et ne peut jamais être considérée comme définitivement acquise. « Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de difficultés », souligne ce prélat au visage jeune, au propos clair et particulièrement articulé. L’expérience a montré que « il existe de petits groupes qui essaient de mettre un peu de grain de sable dans la machine. » L’archevêque évoque également les tensions et les extrémismes qui traversent une partie de la région du Sahel. Il insiste énormément sur la transmission de la culture du dialogue aux jeunes générations. « Notre discours, c’est toujours que ces valeurs-là, nous devons les transmettre aux jeunes. » Des jeunes musulmans sont même invités à participer à certaines rencontres de jeunes chrétiens afin que le respect mutuel puisse être vécu concrètement.

L’objectif est de préserver une culture de « respect humain » et de fraternité. La paix religieuse n’est jamais simplement héritée. Elle doit être continuellement construite. « Que notre Sénégal reste une terre ouverte. » Mgr. Guèye résume cette responsabilité commune des croyants par des mots particulièrement forts : « Nous veillons, chrétiens et musulmans, à ce que notre société, notre Sénégal, reste une terre ouverte, une terre de dialogue, une terre de liberté religieuse. » Cette phrase résonne profondément dans le contexte actuel de l’Afrique de l’Ouest. Préserver le dialogue n’est pas seulement une valeur spirituelle. C’est aussi une responsabilité sociale, politique et culturelle. Et l’expérience sénégalaise montre combien une minorité chrétienne peut contribuer à cette mission de paix sans perdre son identité.

Des joies, mais aussi des défis bien réels

L’Église sénégalaise porte donc de nombreuses raisons d’espérer : les vocations, la création de nouvelles communautés, l’engagement des laïcs, le dialogue avec les musulmans, la croissance de la responsabilité locale. Mais les défis restent nombreux.

Le développement pastoral exige des infrastructures. La formation des futurs prêtres et des responsables laïcs demande des moyens. Les jeunes cherchent des perspectives. La migration constitue une préoccupation réelle. L’autonomisation des femmes demeure également un champ d’action important.

Mgr. André Guèye évoque lui-même la nécessité de pouvoir financer davantage d’initiatives locales : « Un peu de ressources nous permettrait de financer quelques projets au niveau local, par exemple l ’autonomisation des femmes et des jeunes issus de l’immigration. »

La question de l’autonomie prend ici tout son sens. L’Église veut progressivement devenir davantage capable de répondre elle-même à ses besoins, tout en demeurant dans une véritable communion et solidarité avec les autres Églises.

La mission demande également de dépasser les frontières géographiques et culturelles. Mgr. Guèye évoque ainsi la réflexion autour d’une nouvelle circonscription ecclésiastique dans le sud-est du pays.

Pour que de tels projets puissent voir le jour, il faut aussi que les prêtres acceptent d’être envoyés ailleurs que dans leur région d’origine. « Il faut aussi que ceux du Nord soient prêts à aller là-bas. » La formation commune des séminaristes dans différents lieux contribue déjà à élargir leur horizon. « Cela favorise vraiment la cohésion missionnaire. » Être missionnaire signifie précisément accepter de sortir de son environnement familier pour se mettre au service de communautés qui ont besoin de nous. « C’est ensemble que nous devons être témoins de la mission »

Un en Christ, unis pour la mission

Le thème missionnaire de cette année prend dès lors une résonance particulière au Sénégal. Pour Mgr. Guèye, l’unité dans le Christ doit d’abord se traduire par davantage de solidarité entre communautés. « Que nous soyons plus solidaires dans la vie de l’Église, dans le soutien des uns aux autres. » Mais l’unité missionnaire dépasse aussi les frontières de l’Église catholique. L’archevêque évoque les relations avec les communautés protestantes et la nécessité d’un témoignage chrétien davantage fraternel. « Nous sommes ensemble témoins du Christ dans ce pays. » Et il le résume encore en une phrase particulièrement forte : « C’est ensemble que nous devons être témoins de la mission. » La mission n’est donc jamais l’œuvre d’un individu, d’une paroisse ou même d’un diocèse isolé. Elle est toujours une œuvre de communion.

Un message aux chrétiens de Belgique

À la fin de notre entretien, Mgr. Guèye a tenu à adresser un message particulier à l’Église de Belgique. Son premier mot fut celui de la gratitude. « Je remercie toute l’Église de Belgique d’avoir choisi notre petit pays pour être au cœur de l’animation et la solidarité missionnaires cette année.» Il voit dans cet intérêt porté au Sénégal un signe concret de la communion entre les Églises. Et il résume cette communion dans une phrase toute simple : « L’Église, c’est comme ça. On se soutient. »

Ces mots expriment peut-être le mieux le sens profond de l’échange missionnaire. Il ne s’agit pas d’une Église riche qui donne à une Église pauvre. Il s’agit de communautés chrétiennes qui marchent ensemble, qui partagent leurs ressources, leurs fragilités, leur foi et leurs expériences. Aujourd’hui, l’Église de Belgique peut soutenir certains projets au Sénégal. Mais l’Église du Sénégal, par sa vitalité, ses vocations, son expérience du vivre-ensemble avec l’islam, son sens communautaire et sa capacité de témoignage dans une situation minoritaire, a elle aussi énormément à offrir à l’Église de Belgique. La mission est toujours réciproque.

« Le petit reste peut transformer le monde »

Mgr. Guèye termine notre entretien non pas par une demande, mais par un encouragement adressé aux chrétiens de Belgique et d’Europe. Même lorsqu’ils deviennent moins nombreux, ils ne doivent jamais croire que leur témoignage ne compte plus. L’archevêque reprend alors l’image biblique du petit reste. « Le petit reste peut transformer le monde par le témoignage de persévérance et vraiment d’authenticité d’une vie chrétienne telle que les premières communautés l’ont vécue. » Et où retrouver cette force ? « Dans la solidarité, autour des sacrements, parce que c’est là où se trouve notre force. » Ces mots rejoignent profondément l’expérience de l’Église sénégalaise elle-même. Elle est minoritaire. Elle connaît des limites matérielles. Elle a encore besoin de solidarité. Mais elle ne se définit pas par ce qui lui manque. Elle se définit par ce qu’elle peut offrir : une présence fraternelle, une foi vivante, un service concret de la population, une culture du dialogue et une volonté de contribuer à la paix.

C’est peut-être là l’une des plus belles leçons de cette rencontre avec Mgr. Guèye. Être minoritaire ne signifie pas être insignifiant. Une petite communauté peut ouvrir des écoles et des dispensaires. Elle peut former des jeunes. Elle peut accompagner les femmes et les familles. Elle peut contribuer à réconcilier une société traversée par les tensions. Elle peut dialoguer quotidiennement avec des croyants musulmans. Elle peut susciter des vocations et fonder de nouvelles communautés. Et surtout, elle peut continuer à témoigner de l’Évangile avec confiance. Une phrase de Mgr. Guèye résume finalement à elle seule l’esprit de cet entretien : « C’est ensemble que nous devons être témoins de la mission. »

 

P. Théogène Havugimana