La mission commence dans les bras qui accueillent

À la Pouponnière des Sœurs Franciscaines Missionnaires de Marie à Dakar, 86 enfants sont accueillis. Leur âge varie de 2 semaines à 4 ans. Quatre-vingt-six visages, quatre-vingt-six histoires différentes, parfois commencées dans la douleur, mais surtout quatre-vingt-six vies qui demandent à grandir, à être aimées et à regarder l’avenir avec confiance.

« Certains de ces enfants ont perdu leur mère lors de l’accouchement et leur famille ne dispose pas de moyens nécessaires pour prendre soin d’eux. D’autres ont été abandonnés, parfois retrouvés dans la rue. D’autres encore sont accueillis à la suite de situations sociales extrêmement difficiles : grande pauvreté, absence de famille, maladie ou hospitalisation de la mère, grossesses précoces ou situations familiales qui mettent en danger l’accueil et la protection du nouveau-né. »

C’est ce que m’expliqua Sœur Marie Louise Diene, religieuse de la congrégation des Sœurs Franciscaines Missionnaires de Marie. Elle ajouta, « depuis 1955, date de fondation de cette pouponnière, nous sommes au service de la vie. Notre mission ne consiste pas à remplacer les familles lorsque celles-ci peuvent reprendre leur enfant. Elle vise au contraire, autant que possible, à maintenir le lien familial et à préparer le retour de l’enfant dans son milieu. »

« Nous dépendons largement de la solidarité »

Sœur Marie-Louise Diène explique avec simplicité la réalité quotidienne : « certaines aides publiques existent, mais elles ne suffisent pas toujours et ne parviennent pas nécessairement au moment où les besoins se présentent. Or un bébé ne peut pas attendre. Il lui faut chaque jour du lait et de la nourriture. Il faut en outre acheter des médicaments, assurer les consultations médicales, payer l’eau et l’électricité, entretenir les bâtiments, laver les vêtements et le linge, rémunérer le personnel qui accompagne les enfants jour et nuit. »

Prendre soin d’un enfant est une mission de chaque instant. Les religieuses, les infirmières et les nombreuses collaboratrices accomplissent ce service avec patience et dévouement. Leur travail peut sembler fait de gestes très ordinaires : nourrir, changer, laver, bercer, soigner, consoler, jouer… Mais dans la vie d’un enfant, ces gestes ne sont jamais insignifiants : ils lui apportent la sécurité indispensable pour commencer sa vie.

Oser dire : ‘Ta vie a du prix. Tu as ta place parmi nous’

Les raisons et situations d’entrée à la pouponnière sont nombreuses. Mais derrière ces situations il y a une vie qui crie au secours.  Oui, un enfant qui n’a pas choisi les circonstances de sa naissance, qui a besoin de bras pour être porté, de lait pour grandir, de soins lorsqu’il est malade, mais aussi d’un regard, d’une présence, d’une tendresse qui lui disent simplement : ‘Ta vie a du prix. Tu as ta place parmi nous.’

Soeur Marie-Louise Diene

La mission commence par-là, dans les bras qui accueillent !

Face à la situation de ces enfants on ne peut pas rester indifférent ! En visitant cette Pouponnière, j’ai été profondément touché par une évidence : la mission de l’Église ne se limite pas aux paroles que nous annonçons, ni aux messes que nous célébrons. Elle devient visible dans les gestes qui protègent la vie. Elle est présente lorsqu’un enfant abandonné est accueilli. Lorsqu’un bébé malade reçoit les soins dont il a besoin. Lorsqu’une religieuse ou une éducatrice prend dans ses bras un enfant qui pleure. Lorsqu’une famille pauvre reçoit l’aide qui lui permettra de reprendre son enfant auprès d’elle. C’est aussi cela, être une Église missionnaire : se tenir du côté de la vie, surtout lorsqu’elle est fragile ou fragilisée.

La solidarité missionnaire nous rappelle que nous appartenons à une même famille humaine et ecclésiale. Ce qui touche un enfant à Dakar ne peut nous laisser indifférents en Belgique. La distance géographique ne supprime pas notre responsabilité les uns envers les autres. « Si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance » (1 Co 12,26). La communion de l’Église devient concrète lorsque nous acceptons de porter ensemble les fragilités de nos frères et sœurs.

Soutenir un enfant, une mission pour tous

Missio Belgique compte sur votre contribution pour redonner sourire à ces enfants. Nous le faisons avec une conviction profonde : l’avenir de l’Église et de l’humanité se trouve aussi dans chaque enfant que nous aidons aujourd’hui à grandir. Car soutenir un enfant, ce n’est pas seulement répondre à un besoin immédiat. C’est croire qu’une vie fragile aujourd’hui peut devenir demain une vie féconde. C’est permettre à un enfant de grandir en bonne santé, d’apprendre, d’aimer, de servir à son tour et de prendre sa place dans la société. C’est refuser que la pauvreté, l’abandon ou les circonstances douloureuses de sa naissance aient le dernier mot.

Que réalisons-nous grâce à votre soutien ?

Avec 10 €, vous contribuez à l’alimentation et aux soins médicaux de l’enfant pendant quelques jours.

Avec 50 €, vous accompagnez un enfant pendant une semaine : alimentation, soins, hygiène et présence quotidienne deviennent possibles grâce à votre soutien.

Avec 100 €, vous soutenez un enfant pendant un mois. Votre don aide ainsi à couvrir ses besoins essentiels : nourriture, soins médicaux, hygiène et accompagnement.

Avec 250 €, vous sauvez la vie de plusieurs enfants.

Soutenir un enfant, c’est croire en sa vie, protéger son avenir et lui donner une chance de grandir.

Ensemble, au service de la vie

La Pouponnière a besoin de notre solidarité pour poursuivre cette mission : alimentation et lait pour les bébés, médicaments et soins médicaux, eau, électricité, entretien de la maison, accompagnement des familles et rémunération du personnel qui prend soin quotidiennement des enfants. Chaque don peut devenir un geste concret qui donne vie et espoir. Nous ne pourrons peut-être pas changer à nous seuls toutes les situations de pauvreté et d’abandon. Mais ensemble, nous pouvons changer concrètement l’histoire d’un enfant.

Ensemble nous pouvons dire à cette vie naissante : ‘ta vie a du prix, tu as ta place parmi nous’

Merci pour votre soutien. Merci surtout de donner à ces enfants une chance de grandir et d’espérer.

 

P. Théogène Havugimana, directeur Missio Belgique

 

Vous pouvez soutenir des projets phares au Sénégal en effectuant votre don sur le numéro de compte de Missio :  BE19 0000 0421 1012 avec la communication structurée : +++201/0000/00047+++