Méditation biblique du 2 octobre

Mémoire des Saints Anges Gardiens

26e semaine de l’année – Année paire

Ex 23, 20-23 ; Ps 91 ; Mt 18, 1-5, 10

La première lecture de la liturgie d’aujourd’hui ne parle pas d’anges gardiens, mais d’un messager (ange) qui, fait remarquable, porte le nom même de Dieu. Il s’agit là d’une image typiquement biblique : Dieu réside dans les hauteurs du ciel, tout en étant présent dans ce monde. Cette contradiction apparente se résout si l’on comprend que Dieu demeure là-haut, tout en agissant ici-bas par l’intermédiaire de son messager, qui, en réalité, est Dieu lui-même, présent et à l’œuvre dans le monde.
Pour Israël, cette présence mystérieuse s’est révélée avant tout dans la libération du peuple de l’esclavage auquel il avait été soumis en Égypte, et dans sa conduite vers une terre où coulent le lait et le miel. Dieu les a accompagnés tout au long de ce long voyage, les soutenant et les aidant à surmonter les difficultés qu’ils rencontraient ; surtout, il leur a parlé et leur a donné une loi de liberté — les Dix Commandements — qui garantissait des relations de justice et de fraternité au sein du peuple. Si le peuple venait à transgresser ces normes, il retomberait inévitablement dans l’esclavage, comme cela s’est effectivement produit avec la chute de Jérusalem et l’exil babylonien.
Jésus, lui aussi, a proclamé son Évangile de liberté, parcourant les routes de Galilée et partageant les joies et les souffrances souvent dramatiques des gens ordinaires. Son attention se portait tout particulièrement sur les plus petits — ceux qui étaient atteints de maladies répugnantes ou exerçaient des métiers méprisés, ce qui les poussait en marge de la société et les excluait du culte. Les enfants, eux aussi, en étaient un exemple frappant.
À tous ceux-là, Jésus manifestait une attention particulière et enseignait que seuls ceux qui deviennent comme de petits enfants peuvent entrer dans le Royaume de Dieu. C’est la voie suivie par de nombreux missionnaires, qui ont su toucher le cœur des gens en proclamant la venue du Royaume de Dieu et en rendant visible, tant en paroles qu’en actes, la miséricorde de Dieu pour tous, à commencer par les plus pauvres et les plus abandonnés.
Le pape François écrit : « La mission, comme on le voit, est une sortie inlassable vers tous les hommes et toutes les femmes, afin de les inviter à rencontrer Dieu et à entrer en communion avec lui. » (Message pour la Journée mondiale des missions 2024).
C’est là aussi le chemin que les missionnaires, par leur exemple, indiquent à leurs Églises d’origine.