Méditation biblique du 20 octobre

29e semaine de l’année – Année paire

Éph 2, 12-22 ; Ps 85 ; Lc 12, 35-38

Jésus nous offre une image simple mais frappante dans l’Évangile d’aujourd’hui : « Ceignez vos reins, allumez vos lampes et soyez comme des serviteurs qui attendent le retour de leur maître. »

Ce n’est pas une image d’angoisse ou de peur, mais de disponibilité, d’une vie vécue dans la vigilance, l’attention, la préparation et l’habit prêt à sortir à la rencontre du Maître à son retour.

Cette disponibilité découle d’un amour qui commence par l’expérience d’être aimé. Saint Paul dit aux Éphésiens, dans la première lecture d’aujourd’hui, que nous qui étions autrefois « loin, nous sommes devenus proches par le sang du Christ ». Par sa Croix, Jésus a abattu les murs qui nous séparaient — Juifs et païens, l’humanité et Dieu — et a fait de nous « un seul peuple ».

Avant de partir, nous sommes d’abord rapprochés. Avant d’être envoyés, nous sommes unis.

L’Église n’est pas un ensemble d’individus suivant des chemins séparés. Elle est un peuple rendu un en Christ, « édifié ensemble pour devenir une demeure de Dieu dans l’Esprit ». Cette unité n’est pas quelque chose que nous créons ; c’est quelque chose que nous recevons, et que nous sommes appelés à vivre et à partager.

Dans son message pour la Journée mondiale des missions 2026, le pape Léon XIV a mis l’accent sur le lien entre l’unité et la mission, mis en évidence par le thème « Un en Christ, unis pour la mission ».

« Être chrétien », a-t-il souligné, « n’est pas avant tout une question de pratiques ou d’idées ; c’est une vie en union avec le Christ, dans laquelle nous participons à sa relation filiale avec le Père dans l’Esprit Saint. Cela signifie demeurer en Christ, comme des sarments attachés à la vigne, immergés dans la vie de la Trinité. Cette union engendre une communion mutuelle entre les croyants et est la source de toute fécondité missionnaire. »

Nous ne partons pas en tant qu’individus isolés. Avec nos lampes allumées par la lumière du Christ et nos reins ceints, prêts à nous mettre en route, nous sommes envoyés en tant que membres d’un seul Corps, unis dans le Christ, pour porter sa présence dans le monde. Plus nous vivons profondément cette communion avec le Christ et entre nous, plus notre témoignage gagne en crédibilité. Comme nous le voyons dans l’Église primitive, le témoignage collectif d’une communauté évangélisatrice est plus fort que la somme des témoignages individuels d’évangélisateurs eux-mêmes évangélisés.

Aujourd’hui, le Seigneur nous invite à vivre les lampes allumées et les reins ceints — non seulement en attendant son retour, mais en vivant dès maintenant en sa présence et en étant désireux d’amener les autres à lui, afin que nous puissions vivre en unité par le Sang qui nous a rapprochés et par le Corps unique que l’Eucharistie fait de nous.