Méditation biblique du 3 octobre

26e semaine de l’année – Année paire

Job 42, 1-3, 5-6, 12-17 ; Ps 119 ; Lc 10, 17-24

Job était un homme très riche qui se croyait honnête et intègre, convaincu — conformément à la mentalité de son époque — que la quantité même de ses biens était la preuve de sa justice. C’est pourquoi, lorsqu’il est dépouillé de toutes ses richesses, il doit faire face au jugement sévère de ceux qui supposent qu’une telle souffrance ne peut être que la conséquence d’un péché grave qu’il a commis. Job refuse cependant d’accepter d’être traité comme un pécheur. Il se lance alors dans une protestation farouche contre Dieu, qu’il croit responsable de la situation difficile dans laquelle il se trouve.

Finalement, Dieu lui-même entre en scène et répond, non pas en expliquant la justice divine, mais en décrivant les merveilles qu’Il a accomplies dans ce monde — des merveilles qui témoignent de Sa puissance souveraine. Et finalement, Job comprend que Dieu agit dans le monde non pas comme un juge qui se contente de distribuer des récompenses ou des châtiments, mais comme l’énergie vitale qui soutient la vie et se révèle dans l’aspiration au bien, à la bonté et à l’amour qui habite au plus profond du cœur humain.

Les disciples que Jésus avait envoyés proclamer la venue du Royaume de Dieu se rendirent vite compte que Dieu les avait mystérieusement précédés. C’était Dieu lui-même qui était à l’œuvre dans les signes qu’ils accomplissaient — des signes qui révélaient sa victoire sur les forces du mal et sa miséricorde envers tous ceux qui souffraient dans leur corps, leur esprit ou leur âme. Leur tâche consistait simplement à entretenir l’espoir d’un monde meilleur, un monde dans lequel le mal serait enfin vaincu.

Ainsi, Dieu n’est pas l’apanage exclusif des juifs ou des chrétiens ; il est présent et à l’œuvre chez tous les êtres humains et doit être recherché et découvert aux quatre coins du monde.

C’est précisément ce que souligne Jean-Paul II lorsqu’il écrit : « Le Concile Vatican II rappelle que l’Esprit agit au cœur de chaque personne, à travers les “graines de la Parole” que l’on trouve dans les initiatives humaines — y compris religieuses — et dans les efforts de l’humanité pour atteindre la vérité, la bonté et Dieu lui-même » (Redemptoris missio 28).

Tel est le message que les missionnaires proclament à leurs Églises d’origine, en les aidant à ne pas se figer dans leurs propres cadres doctrinaux ou moraux, mais à s’ouvrir au monde extérieur et à y rechercher la présence mystérieuse de Dieu.