Méditation biblique du 7 octobre

Bienheureuse Vierge Marie du Rosaire, Mémoire

27ème Semaine du Temps Ordinaire – Année Impaire

Jon 3,1-10; Ps 129; Lc 10,38-42

Même si les bonnes intentions peuvent parfois conduire une personne à une activité excessive et même à un zèle malavisé, les Écritures continuent de souligner l’importance de l’activité humaine et des bonnes œuvres comme essentielles pour le salut. Pour interpréter les lectures d’aujourd’hui, il est nécessaire de garder à l’esprit cet équilibre sain, en reconnaissant que chacun de nous est à la fois Marthe et Marie, Jonas et les Ninivites. Chacune de ces personnes devient un symbole pour nous.

Jonas était un homme d’action, il n’agissait pas toujours de la bonne manière, mais il était certainement décisif et efficace. Comme nous l’avons vu dans l’épisode précédent, lorsqu’il a reçu l’ordre d’aller à Ninive pour prêcher la repentance, il a agi rapidement, mais de la mauvaise manière. Il est essentiel d’approfondir davantage les lectures pour bien comprendre la situation. Dans le livre de Jonas, la repentance ne se limitait pas simplement aux actes rituels du sac et des cendres. Il était demandé à tous les Hommes de « se détourner de leurs mauvaises voies », un concept fondamental pour cette histoire de conversion.

Revenant à l’Évangile, les paroles de Jésus à Marthe ne nous surprennent pas: « Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses, mais une seule suffit. Marie a choisi la meilleure part. » Dans un sens très vrai, Jésus parlait à « Marie » qui devrait exister en Marthe et en chaque individu. Il n’est pas bon d’être si actif que vous deveniez « occupés et agités ». Nous avons donc toujours besoin d’être rappelés à la vision secrète et intérieure de notre vie. Une heure de contemplation par jour donne coeur et âme aux vingt-trois autres heures de notre travail de missionnaires de l’espérance parmi tous les peuples.

La prophétie de Jonas nous appelle à réformer notre vie et à invoquer le Seigneur dans la prière. La « meilleure par-
tie », appelée aussi « la seule chose nécessaire », ne diminue en rien l’autre partie, mais rend notre activité pleine d’esprit et d’âme, de sens et de sagesse, d’amour et de tendresse. Chacun de nous a besoin d’être autant Marthe que Marie.

 

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