La formation des catéchistes, une tâche vitale pour l’Église au Sénégal
Au Sénégal – et dans toute l’Afrique –, les catéchistes remplissent une mission indispensable au sein de l’Église. Ils dispensent la catéchèse aux enfants, aux jeunes et aux adultes, et travaillent en étroite collaboration avec les prêtres dans les paroisses. D’une certaine manière, on peut les comparer aux assistants paroissiaux chez nous, mais avec une grande différence : la plupart du temps, ils ne reçoivent aucune rémunération, ou seulement une très modeste. Lorsque des fonds sont disponibles, ils sont souvent d’abord investis dans du matériel de catéchèse. Et lorsqu’une rémunération est tout de même versée, elle s’élève à peine à 19 euros par mois.
Le père Adrien Papa Sarr, responsable de la catéchèse du diocèse de Kaolack, les qualifie d’animateurs communautaires et de témoins de la foi. On pourrait même dire que les catéchistes sont les héros discrets de la foi en Afrique.
Dans l’archidiocèse de Dakar, plus de 2 000 catéchistes sont formés sur des thèmes pédagogiques, liturgiques, bibliques et théologiques ; ils reçoivent également une formation relative à leur propre prise en charge. La formation continue se poursuit ensuite dans les doyennés : « La mission quotidienne du catéchiste consiste à être plus présent dans les paroisses, où il ou elle dispense chaque semaine des cours de catéchèse à différents niveaux », explique le père Omère Seck, responsable du service de catéchèse de l’archidiocèse, avant de conclure : « Je ne peux que louer le courage de nos catéchistes, car avec des moyens insuffisants, ils annoncent la Bonne Nouvelle. Nous voulons améliorer leur vie dès que nous disposerons de plus de moyens. »
« Dans le diocèse de Saint-Louis, les catéchistes des paroisses bénéficient d’une formation complémentaire trois fois par an », nous explique le père Barnabé Sane, responsable diocésain. « Les catéchistes ont pour mission d’accompagner les nouveaux catéchistes, les catéchumènes et le parcours spirituel des enfants. Ils se consacrent à l’éducation religieuse et morale. Et les défis restent de taille : approfondir la catéchèse pour les jeunes, renforcer la présence auprès des enfants, favoriser l’ouverture envers eux et sensibiliser davantage les parents à l’importance d’accompagner et de soutenir leurs enfants dans leur cheminement de foi. Et chaque année, j’organise un pèlerinage pour tous les catéchistes. »
Dans le diocèse de Tambacounda, le père Robert Dion décrit la situation comme suit : « Les chrétiens constituent une minorité importante. Nous avons la grâce du Seigneur de vivre en paix et en harmonie avec la majorité musulmane. (…) De nombreux dirigeants musulmans préfèrent inscrire leurs enfants dans nos écoles catholiques, où la catéchèse est ouverte à tous, y compris aux enfants musulmans, de sorte que, bien que la majorité de la population soit musulmane, les coeurs des gens sont élevés dans la foi chrétienne. »
Le diocèse de Thies quant à lui nous informe, par l’intermédiaire du père Raymond Ndione, qu’il dispense une formation de base à tous les catéchistes et que cette formation est continue. « La catéchèse appartient à l’ensemble des communautés chrétiennes, à commencer par les évêques qui sont les catéchistes par excellence. Les prêtres, les religieux et les parents y jouent également un rôle. Au sein de la famille, ces derniers sont les premiers éducateurs de la foi de leurs enfants. » Et il conclut : « La catéchèse est l’affaire de tous, mais de manière complémentaire. Vive la catéchèse ! »
Dans le diocèse de Ziguinchor enfin, de nombreuses tâches sont confiées aux catéchistes. Leur mission principale consiste à dispenser la catéchèse aux enfants et aux adultes en suivant le programme national.


